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Ephéméride

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Publié par Françoise

Quand il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint-Barnabé ne lui coupe l'herbe sous le pied 

 

La pluie de la Saint-Médard

 

     Saint Médard, "le grand pissard" est l'un des plus fameux saints météorologiques du calendrier ! Imaginez : le dicton "S'il pleut à la Saint-Médard, il pleuvra quarante jours plus tard" date du XIe siècle !

Avant la réforme du calendrier, au XVIe siècle, la Saint-Médard était célébrée le 20 juin, veille du solstice d'été. On pensait que le temps de ce jour conditionnait fortement celui de la saison à venir et l'on craignait par-dessus tout la pluie, menace pour la fenaison et pour les productions végétales. Lors du passage au calendrier grégorien, la Saint-Médard se retrouva le 8 juin. Les dictons continuèrent d'avoir cours car il est connu que la première quinzaine de juin est souvent marquée par des dépressions accompagnées de fortes pluies. Les météorologistes appellent parfois cette période la "mousson d'Europe".

 

La légende de saint Médard

 

St MédardL'association de saint Médard et de la pluie est également renforcée par la légende. Celle-ci raconte que Médard, dès son plus jeune âge, montrait une grande compassion pour les pauvres et les malheureux. En récompense de ses actes généreux, lors d'un violent orage, un aigle abrita Médard de la pluie sous ses ailes déployées.

St Médard est né à Salency vers 456. Il étudie à Vermand et Tournai. Remarqué par Alomer, l'évêque de Vermand, ce dernier l'élève au sacerdoce en 489 et il devient évêque de Noyon en 530. 

 

La fête des rosières

 

     Le dimanche le plus proche de la Saint-Médard, on fête encore les rosières dans plus de soixante communes de France. Cette fête était jadis l'occasion de célébrer les vertus et les valeurs des jeunes filles méritantes de la commune. Vêtue d'une robe blanche, couronnée de roses, la jeune fille élue recevait une certaine somme d'argent versée par un donateur. Celle-ci lui servait de dot et lui permettait d'acheter son trousseau de mariage.

 

Saint Médard et les rosières

 

     On dit que la première rosière fut couronnée en 525 et que l'élue n'était autre que la St Médard tenant la couronne de la rosièresoeur de Médard, sainte Médrine.

     L'évêque de Noyon avait institué une fête de la rose sur ses terres à Salency (Oise) au cours de laquelle il couronnait de roses une jeune fille renommée pour sa vertu.

la chapelle de la RosièrePierre de Margival, seigneur de Salency, fonda vers 1350 sur l'emplacement de l'ancienne demeure de St Médard, la chapelle de St Médard où avait lieu chaque année le couronnement de la rosière.

Reconstruite après 1918, elle fut déplacée devant l'église.

 En 1769, Charles-Simon Favart fait représenter à Fontainebleau puis à la Comédie-Italienne La Rosière de Salency, opéra-comique suivi d'un ballet, dont la musique est due à Blaise, Philidor, Monsigny et Duni. Le thème sera repris en 1774 par André Grétry, sur un livret remanié par Masson de Pezay.

     Au XIXe siècle, pour fêter son accession au trône puis la victoire d'Austerlitz, Napoléon décrète que des jeunes filles pauvres et vertueuses seront dotées par l'Etat et mariées. En 1810, pour fêter ses noces avec Marie-Louise d'Autriche, l'empereur ordonne que, dans tout le pays, 6000 militaires soient mariés avec ces jeunes filles de bonne moralité.

     Guy de Maupassant a notamment écrit Le Rosier de Madame Husson, nouvelle dans laquelle "rosier" s'entend comme l'équivalent masculin de "rosière". 

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