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Ephéméride

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Publié par Françoise

 

exemple de mode d'utilisation d'une ventouse

 

Ma grand-mère maternelle, dans les cinq dernières années de sa vie, attrapait chaque hiver, une congestion pulmonaire.

Elle venait se faire soigner chez mes parents et j'ai le souvenir de voir maman lui poser à plusieurs endroits du dos, des ventouses qu'elle conservait dans une boîte en fer fabriquée par son oncle Louis Jean qui était ferblantier.

 

P1050416Cette boîte, que j'ai toujours, est conçue pour recevoir les petits récipients en verre avec un logement pour mettre la bougie, un autre pour mettre une petite bouteille et un emplacement pour mettre le coton hydrophile, un étui d'allumettes, et deux ustensiles, l'un pour saisir le coton, l'enflammer et le placer dans la ventouse afin de chauffer l'air et faire le vide et l'autre pour retirer le coton qui s'était éteind spontanément dès qu'il n'y avait plus d'air.

     

 

Le dictionnaire de l'Académie française dans sa première édition de 1694 décrit (p. 628)P1050417 la ventouse médicale comme un « vaisseau de verre qu'on applique sur la peau avec des bougies ou de la filasse allumée pour attirer le mauvais sang ». Il précise qu'on appelle « ventouses sèches, les ventouses qu'on applique sans faire de scarification ». L'édition de 1762 définit la ventouse comme un « instrument de chirurgie » et précise qu'elle peut être métallique (de cuivre, d'argent...) et que son objet est d' « attirer avec violence les humeurs du dedans au-dehors ». L'édition de 1798 précise encore qu'elle a pour objet de « soulever la peau et de produire une irritation locale ». Enfin, l'édition de 1832 ajoute qu'on y « fait le vide par le moyen du feu, ou d'une pompe aspirante, afin de soulever la peau et de produire une irritation locale ».

 

 

P1050418La ventouse dilate les pores et les vaisseaux sanguins superficiels (capillaires). Ceci produit une congestion cutanée localisée sur le site de l'application du vide, traduite par un changement d'aspect de la peau qui rougit et se couvre de points rougeâtres à violacés. Cette congestion provoquée localement, au-dessus de l'organe supposé malade était réputée attirer les humeurs ou le "mauvais sang" ou l'excès de sang qui congestionne un organe sous-jacent.

Une explication plus contemporaine pourrait être que le flux sanguin provoqué et le stress sur la peau pourrait respectivement décongestionner la zone sous-jacente (par effet dit de « révulsion »), et donner un coup de fouet au système immunitaire.

La ventouse appliquée successivement en plusieurs endroits du dos, de la poitrine ou duP1050419 ventre (selon l'organe supposé malade), ou au moyen de plusieurs ventouses posées simultanément était en tous cas réputée accélérer la guérison du malade.

 

Ce moyen médical encore utilisé en Europe et aux États-Unis au début du XXe siècle n'est plus enseigné par la médecine contemporaine dite "moderne". On le classe donc dans les médecines dites "traditionnelles".

 

Dans la médecine chinoise traditionnelle, les ventouses sont appliquées à des endroits précis correspondant à des points d'acupuncture choisis en fonction du trouble à soigner. Dans ce cas, le thérapeute griffe légèrement la peau à l'endroit du point réflexe avant d'y apposer la ventouse. Elles sont utilisées pour soigner, non seulement les affections respiratoires et les maux de dos, mais aussi pour les problèmes de peau, les migraines, les maux de têtes, les tendinites, les entorses, les crampes et la constipation. 

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