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Publié par Françoise

 

La filiation des HEMERY-DUFOUR n’a pas été facile à établir car avant 1770, le curé ne mentionnait même pas le nom de la mère des époux sur les actes de mariage, et un grand nombre d’enfants portaient les mêmes prénoms, soit qu’ils avaient les mêmes parrains et marraines, soit que les aînés de chaque branche portaient le prénom de leurs grands-parents ou soit qu’ils portaient le nom du Saint Patron de la paroisse qui était à Marthod Saint Jean Baptiste, ce qui a donné un nombre impressionnant d’enfants se prénommant Jean-Baptiste et Jeanne-Baptiste.

Marthod_sous_l_Alpetaz.jpgPuisque que nous descendons de ce Jean EYMERY déjà installé à Marthod en 1339, imaginons qu’il soit venu seul et qu’il ait fait une dizaine d’enfants, ce qui était fréquent. L’hiver, dans les alpages il faisait froid, la nuit tombait vite, on se couchait de bonne heure pour se lever très tôt le lendemain, il n’y avait pas la télévision et surtout la contraception n’était pas concevable… Ils faisaient en moyenne une dizaine d’enfants, la moitié survivait et se mariait avec les jeunes du village ou des hameaux voisins. A cette époque il n’y avait qu’une dizaine de familles répartie sur tout le territoire de Marthod. Ces six enfants s’ils ont trouvé un conjoint, ont eu chacun aussi une dizaine d’enfants dont la moitié se marie, voila en trois générations déjà une trentaine de descendants à la recherche d’une épouse ou d’un mari. Les déplacements en montagne étaient rares, les distances difficiles à franchir et très rapidement ne trouvant plus de jeunes disponibles, les Hémery-Dufour choisirent leurs futurs dans leur propre famille, cela pendant des siècles, avec des demandes de dispenses pour consanguinité des deuxièmes, troisièmes et quatrièmes degré. Grâce aux migrations, cette pratique s’est arrêtée, car depuis plus d’un siècle, en allant chercher du travail dans les villes, nos ancêtres ont ramené du sang neuf. En 1896, on prétendait qu’à Paris il existait plus de 300 personnes de tous âges, qui appartenaient à des familles originaires de Marthod.

Mais quand on étudie les descendances de chaque branche à partir du 17ème siècle, parmi les survivants, peu se sont mariés. Est-ce dû à des problèmes de consanguinités qui seraient les conséquences de ces coutumes ? Toujours est-il que pour l’instant il a été possible de remonter notre filiation en ligne directe jusqu’à un certain Claude né et baptisé le 28/01/1735. Son ascendance reste dans le domaine des suppositions, nous savons que son père se prénommait François mais nous ne connaissons pas le nom de sa mère, nous avons pu relever trois pères possibles, et avons retenu le plus probable, un François né le 8 novembre 1707 et marié à 15 ans (?) avec Jeanne Baptiste PEPIN-MALHERBE le 26 janvier 1723 à Marthod. Il était le fils de Jean et Jeanne Baptiste LOMBARD-LIOUDET, eux-mêmes mariés le 28 janvier 1700 à Marthod.

 

 MARTHOD_Les_Dufours_Chalet_de_la_famille_HEMERY_DUFOUR.jpg 


Ce couple a eu huit enfants, cinq filles et trois garçons. - Jeanne Baptiste née en 1723. - Ludovica Louise née en 1725, mariée avec Joseph DUNAND-MANGOT le 13/9/1745 à Marthod. Ils auront trois enfants : deux filles et un garçon - Michèle (1731-1800) - Claude né en 1735. - Jeanne Baptiste née en 1737. - Jean Baptiste né en 1740. - Jean né en 1744. - Guillermine né en 1747, mariée le 23/1/1769 à Marthod avec François CLAVEL, aura trois enfants : un garçon et deux filles.

 

Troisième génération

  

 

L'histoire de Jean EMERY-DUFOUX et de ses descendants a été établie sur 11 générations. Revenons à notre Claude né en 1735. Le mardi 15 juin 1762, il épouse à Marthod, Péronne BESSON-GRANGE. Il est alors âgé de 27 ans et ils auront huit enfants - Joseph François (mon aïeul) - Jeanne Baptiste Marie (1764-1818), mariée le 28/01/1783 à Marthod avec Venant HEMERY-DUFOUX, ils auront seize enfants : 10 garçons et 6 filles - Marie Françoise née en 1765. - Paul né en 1767. - Félicité née en 1769, mariée le 21/02/1791 à Marthod avec François AVRILLIER, ils auront six enfants - Grégoire (1770-1838), marié le 26 /03/1799 à Marthod avec Antoinette Jeanne RUETARD, ils auront quatre enfants ; trois filles et un garçon. - Claude François né en 1773. - Jean Pierre (1775-1836), marié avant 1811 avec Philiberte LACROIX dans une paroisse encore inconnue, ils auront trois filles. Il meurt à Thénésol (petit village voisin) à l'âge de 60 ans.

 

 

Quatrième génération 

 

Joseph François Emery-Dufoux est né et baptisé le jeudi 7 avril 1763 à Marthod. Il a pour parrain et marraine, François EMERY-DUFOUX et Agata DEVILLE-PERIER Joseph est leur premier enfant.

Il épouse Thérèse Gram, le 15 février 1793 à la paroisse St Jean Baptiste de Marthod. Il est alors âgé de 29 ans. Elle a environ 21 ans. Joseph François meurt entre 1806 et 1818 et Thérèse le 28 mai 1832 à Paris. Ils ont eu cinq enfants :

- Jeanne Baptiste (1794-1862), mariée avec Joseph JACQUIER le 29/09/1818 à Marthod. Ce couple aura quatre enfants : deux garçons et deux filles.

- Reine née en 1798, mariée à François ALESINAZ le 30/01/1827 à Marthod. Ils n'ont pas d'enfant connu.

- Jacques (1800-1843), marié à Marie Françoise Christine ANAFROY-BROISAT, le 20/02/1821 à Marthod, ce couple aura deux enfants connus, un garçon et une fille

- Claude François (notre ancêtre)

- Marie Jeanne née en 1807, mariée avec Joseph CORVIVANT, le 30/01/1827 à Marthod. Il n'y a pas d'enfant connu pour ce couple.

 

 

Cinquième génération

 

Claude François HEMERY-DUFOUR est né le lundi 2 mai 1803 à Marthod. Son père est âgé de 40 ans, et sa mère Thérèse GRAM de 31 ans environ. Claude est leur quatrième enfant. Ses frères ou sœurs vivants sont alors Jeanne Baptiste, née en 1794, Reine, née en 1798 et Jacques né en 1800.

Son père meurt avant ses 14 ans. Il épouse Marie Thérèse Apolline HERISSON-GARIN, fille légitime de François HERISSON-GARIN, laboureur et de Catherine CLEMENT, le 10 avril 1826 à la paroisse St Jean Baptiste de Marthod. Il est alors âgé de 22 ans. Elle a 26 ans. Ils ont reçu la dispense d'une publication de bans qui prouverait qu’ils étaient pressés de se marier ; peut-être Marie Thérèse attendait-elle un enfant, mais sa trace n’a pas été retrouvée. Ils auront six enfants : - Deux jumeaux : Jean Marie et Marie nés le 4/04/1828 - Joseph (1829-1831) - Joseph Marie (1832-1833) Après la mort de leur fils Joseph Marie, Claude et Marie-Thérèse partent à Paris rejoindre des cousins déjà installés dans le 7ème arrondissement où presque tous les Hémery-Dufour se sont fixés. Deux enfants naîtront dans la capitale.

- Antoinette née le 13/3/1835, (ils vivent à cette date au 25, rue de Bourgogne). Elle se marie avec Joseph BONNET, le 6/10/1853 à la mairie du 7ème arrondissement de Paris. On ne connaît pas encore leurs enfants. - Jacques François (mon aïeul) né le mardi 15 janvier 1839 dans le septième arrondissement de Paris.

De 1839 à 1866 Claude est commissionnaire à Paris, il vend ou achète pour le compte d'autrui en salle de vente. C'est une profession attribuée aux savoyards qui se transmet encore. A partir de 1839, ils sont domiciliés au 97, rue de Grenelle toujours dans le 7ème. Claude y meurt le 19/04/1866, à l'âge de 62 ans. Marie-Thérèse lui survivra 17 ans puisque qu’elle mourra le 4/08/1883 à l’âge de 83 ans chez sa fille Antoinette au 185, rue de Grenelle chez qui elle est domiciliée.

 

 

Sixième génération 

 

Jacques François HEMERY-DUFOUR est donc le sixième enfant de Claude et Marie Thérèse. Il est baptisé le surlendemain de sa naissance soit le 17 janvier 1839 à la Paroisse St Thomas d'Aquin à Paris 7e arrondissement.

 

1839 – Nous sommes sous le règne de Louis-Philippe Ier depuis 1830 - Ministère Soult jusqu’en 1840 - 12-13 mai : journées révolutionnaires à Paris : Barbès et Blanqui condamnés à mort puis graciés. - Reprise de la lutte contre Abd el-Kader : massacre de la Mitidja. - Stendhal : « La Chartreuse de Parme »

Jacques effectue son service militaire en 1859. N° Ordre 209, N° tirage au sort 386

La même année, il est père d’un fils né le 10 juin 1859, Jules Paul (mon arrière-grand-père) dont la maman est Joséphine GUEBLEZ. Les archives de Paris ayant brûlées en 1871 pendant la commune, on n’a pas retrouvé la trace d’un mariage entre eux ni de vie commune. L’acte de naissance de Jules n’est qu’une reconstitution qui ne nous permet pas de savoir si ses parents étaient mariés. Jacques François habitait chez sa mère entre 19 avril 1866 et 17 avril 1869 au 97, rue de Grenelle.

Il épouse Scholastique Antoinette DIDION, fleuriste, le samedi 17 avril 1869 à Paris. Il est alors âgé de 30 ans. Elle a 29 ans. Jacques choisit comme témoin Joseph Denis BONNET, cuisinier, 48 ans, son beau-frère, époux de sa sœur Antoinette, domicilié 32, rue Cler. Nous avons perdu la trace de Jacques et Scholastique, ils étaient domiciliés le 6 juillet 1871, 131, rue du Cherche Midi à Paris. On sait seulement que Jacques François est mort jeune, avant 1879 date à laquelle son fils faisait son service militaire.

 

 

Septième génération 

 

Jules Paul HEMERY-DUFOUR est né le vendredi 10 juin 1859 chez ses parents, 29 rue d’Estrées à Paris 7ème. Son père est mécanicien et a 20 ans. Il est baptisé le surlendemain à la Paroisse St François Xavier.

En 1879, il est marchand de vin et est domicilié 18, rue Ranelagh dans le 16ème.

Jules effectue son service militaire en 1879 au tirage au sort il tire le n° 29.

Il partage sa vie avec Félicia Berthe POULAIN sans se marier. Ils auront deux enfants :
- Paul (1886-1887)

- Paul (1888-1978) (mon grand-père)

  

A la mort de leur premier fils, le 2 février 1887 ils habitaient tous les deux, 72, rue Vanneau.

Le 9 octobre 1888, Jules déclare reconnaître son second fils Paul né le 7 octobre, il est alors bitumier, quant à Félicia, elle le reconnaît que le 30 mars 1893. A la naissance de leur enfant ils habitaient 61, rue de Virginie dans le 15ème arrondissement, qui deviendra la rue Gutenberg.

Cette rue a été ouverte en 1868 entre les rues de Javel et Cauchy, sous l'appellation de Virginie, prénom de la femme de Letellier, l'un des lotisseurs de la plaine Grenelle, nom remplacé en 1904, par celui de Jean Gensfleisch, dit Gutenberg (1400-1468), l'un des inventeurs de l'imprimerie.

  

On ne connaît pas la date de leur séparation, mais on sait que Jules, entre 1904 et 1911, demeurait toujours à la même adresse, seul avec son fils Paul.

Entre 1911 et 1915, il s’installe 185, rue Saint Charles. Ce sera sa dernière demeure.

Le 22 octobre 1915, il apprend par notification faite par Maître LEFEBVRE notaire à Paris, que son fils Paul se marie le 23 octobre. Il ne se déplacera pas, mais la mère de son fils, Félicia Poulain, sera présente, elle habite 75, rue Pixéricourt dans le 20ème arrondissement et signera.

 

Jules épouse Marie "Mélanie" VIRY, le samedi 2 mai 1925 à Paris Il est alors âgé de 65 ans. Elle a 57 ans. Ils vivront dans l’appartement de Jules et Mélanie y restera jusqu'à sa mort.

Jules Paul HEMERY-DUFOUR meurt en son domicile parisien, le mercredi 17 mai 1939 à l'âge de 79 ans. Il ne travaillait plus.

 

 

Huitième génération 

vers 1908_1.jpg

 

Paul HEMERY-DUFOUR effectue son service militaire entre 27 octobre 1907 et 1912. Engagé pour 5 ans au 8e Régiment. Parti au 1er dépôt d'équipage de la flotte. N°

d'inscription 89

En 1908, il est serrurier comme son père.

Le jeudi 25 novembre 1915, il épouse Germaine Camille Caroline MARIE (ma grand-mère) à Boulogne-Billancourt où il est domicilié 127bis rue du Vieux Pont de Sèvres, il est alors électricien et est âgé de 27 ans. Elle a 20 ans. Germaine vient de perdre son père et est en deuil, le mariage est donc célébré dans la stricte intimité en présence de William PETRE, 52 ans, serrurier demeurant 75, rue Pixéricourt à Paris, Gabriel BERINGER, 53 ans, comptable, 10, rue de la Cour à Malakoff, Aline Camille JAMES, 38 ans, sans profession, demeurant 60 rue de Lévis à Paris et Valentine COLIN femme HUET, 34 ans, sans profession, domiciliée 70 rue Traversière à Boulogne. Leurs deux enfants André et Roger nés respectivement le 26/08/1916 et le 21/03/1918 ont été conçus lors de permission, André à Cherbourg, probablement pendant la période de Noël.

 

Au retour de mon grand-père après la guerre, la famille s'installe dans le pavillon des parents de Germaine avec Augustine jusqu'en 1929 date à laquelle ils feront construire un pavillon à Malakoff au 91bis rue du fort, devenu maintenant 91ter rue Guy Moquet. 

 

 

maison que Paul et Germaine ont fait construire à Malakoff

maison que Paul et Germaine ont fait construire à Malakoff

Ils divorcent le 22 avril 1940. Il épouse Yvonne Suzanne Maria PIQUET, la fille légitime de René "Auguste" PIQUET, boulanger et de Marie Isidorine VERRIER, domestique, le samedi 22 avril 1944 à Paris. Il est alors âgé de 55 ans. Elle a 49 ans. Sont présents : Marie "Mélanie" VIRY, sa belle-mère et René "Auguste" PIQUET, boulanger. Ils n’ont pas eu d’enfants.

Le 2 avril 1947, Paul déclare le décès de sa belle-mère Marie VIRY.

Le samedi 30 mai 1970 son épouse, Yvonne Suzanne Maria PIQUET, meurt à l'âge de 75 ans. Paul a 81 ans. Ils vivaient dans un pavillon à Villenauxe La Grande dans l’Aube, rue des Ouches. 

maison de Paul à Vilnauxe la Grande

maison de Paul à Vilnauxe la Grande

Il se rapproche de Paris et s’installe dans le Val d’Oise à Ezanville dans une petite résidence au 9, rue Paul Fort.

En 1976, mon grand-père retrouve sa famille et se remarie le samedi 4 juin 1977 à Boulogne-Billancourt avec ma grand-mère, sa première épouse et mère de ses enfants après 37 ans d'absence et de silence, ils vivront dans l'appartement de Germaine au 247 bd Jean Jaurès. Il est alors âgé de 88 ans. Elle a 82 ans. Les témoins sont leur belle-fille Marie-Louise COURTOIS et leur fils Roger HEMERY-DUFOUR.

 

2nd mariage de Paul et Germaine

2nd mariage de Paul et Germaine

 
Paul est victime d’une crise cardiaque à leur domicile et est transporté en clinique 2, rue du Docteur Blanche à Paris 16ème où il meurt dans la nuit du mardi au mercredi 4 octobre 1978, à l'âge de 89 ans.

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