Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Fanny

 

Non, je n'ai pas d'ancêtres savoyards ramoneurs mais j'ai bien des commissionnaires et des frotteurs de parquets, métiers que l'on attribue aussi à ces émigrants de nos montagnes.

C'est en 1831  que Pierre Bouvier-Poupeloz  exerce cette profession à Paris, elle consistait à racler les parquets en bois, au moyen de rabots ou de grattoirs en acier, voire même à l'aide d’un morceau de verre ; ils les décapaient complétement à la main, pour les poncer à la paille d'acier afin d'être cirés ou vernis.
Ce travail pouvait être effectué dans les grandes maisons ou hôtels particuliers.

  

Gustave Caillebotte (1848-1894) a peint une huile sur toile en 1875 intitulée : "les raboteurs de parquet" mesurant (102 x 146 cm), actuellement au Musée d'Orsay, mais aussi de nombreuses esquisses et études, sur ce sujet, dessinées à la mine de plomb ou au crayon réhaussées ou non à la gouache blanche, le tout sur papier vergé. 

 

  14icxgg.jpg 

Cette scène se situerait dans l'hôtel particulier du peintre de la rue de Miromesnil à Paris lors des travaux effectués en 1874 mais sous toute réserve car l'état actuel des lieux et  les descriptions anciennes ne permettent pas de confirmer l'anecdote.

 

Un film intitulé "les raboteurs de Caillebotte" a été réalisé en 1988 par Cyril Collard sur une chorégraphie de Angelin Preljocaj, et une musique de Thierry Lancino, produit par le musée d'Orsay en 1989.

On peut voir sur Dailymotion un extrait :

http://www.dailymotion.com/video/xd2024_les-raboteurs-extrait-1988_creation

 

 Un autre huile sur toile a été faite en 1876 baucoup plus petite (80x100 cm)

 raboteurs-de-parquets--1876-.jpg 

  On y voit un ouvrier en action et un jeune apprenti absorbé par son outil.

 

Si vous aimez ce peintre, jusqu'au 11 juillet 2011, le musée Jacquemart-André à Paris présente l'exposition "dans l'intimité des frères Caillebotte" mais je ne pense pas que les rabotteurs de parquets y soient.

Elle est consacrée au quotidien et aux passions des deux frères. Elle permet aussi d'admirer pour le première fois les photographies de Martial qui s'est initié à cette pratique en 1891, alors que son frère Gustave, mort en 1894, a déjà réalisé l’essentiel de sa carrière de peintre.

___________________________________

Sources : Gustave Caillebotte (1848-1894) , Edition de la réunion des musées nationaux, 1994

 

 

 

 

 

Commenter cet article