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Publié par Françoise

  marthod-et-son-eglise.jpgNeiges éternelles, vastes alpages, chalets de bois sombre, forment l’image que l’on garde de la Savoie. Cette vision-là pourtant n’est pas utopique si l’on accepte de quitter quelque peu les stations suréquipées, les routes à péage et le bétonnage intensif qui s’est amplifié à la veille des jeux Olympiques. A côté des supermarchés à sports d’hiver, la Savoie offre la diversité de ses paysages montagnards avec  ses lacs, ses torrents et ses prairies. L’ habitat change d’une vallée à l’autre, sa gastronomie est rustique et pleine de saveur, les fêtes populaires sont vieilles de plusieurs siècles. A l’ouest du département, dominent les verts paysages de collines et de vallons, les vastes lacs du Bourget et d’Aiguebelette, les marais et étangs en bordure du Rhône. Les vergers, les champs de tabac, les prairies et les vignobles occupent les basses pentes en bordure des Bauges et confèrent à cette partie du département une allure de douce campagne à des lieues des grands sommets alpins tout couverts de neiges éternelles. Et pourtant, les hautes cimes ne sont jamais bien loin, elles surgissent à un détour de route, barrent soudain l’horizon ou accompagnent le randonneur pendant des kilomètres, rappelant jusqu’au coeur même des villes leur présence toujours grandiose.

 

 d-azur-chauss--d-argent----l--cusson-de-gueules---la-croix-d-argent.png La Savoie était un duché appartenant à la Maison de Savoie depuis le 16e siècle.

La Savoie (départements actuels de la Savoie et de la Haute-Savoie) a été véritablement rattachée à la France de 1792 à 1815, puis en 1860, date à laquelle le royaume de Piémont-Sardaigne l’a cédée à notre pays.  La capitale était Chambéry.

 Mais il ne faut pas oublier non plus l’occupation de l’administration française sous François Ier, en particulier lors de l’Ordonnance de Villers-Cotterêt en août 1539.

 


GEOGRAPHIE HISTORIQUE

 

 L’actuel département de la Savoie relevait sous l’Ancien régime de cinq diocèses : l’ancien évêché de Genève, l’évêché de Belley, le doyenné de Saint André ou décanat de Savoie, le diocèse de Maurienne et le diocèse de Tarentaise. Les diocèses existant en Savoie avant 1860 subsistèrent après cette date : celui de Chambéry, érigé en archevêché depuis le 17 juillet 1817, le diocèse d’Annecy créé en 1822, ceux de Maurienne et de Tarentaise qui, après une suppression sous la Révolution et l’Empire, furent rétablis en 1825 (pour être conférés en 1966 à l’archevêque de Chambéry). A partir de la réunion de la Savoie à la France, le concordat de 1801 fut applicable dans les deux nouveaux départements français jusqu’en 1905. L’abbaye de Hautecombe (nécropole des ducs de Savoie puis des rois d’Italie), dont la situation juridique était particulière, survécut à la loi de 1905. Le Parlement de Chambéry a succédé au « conseil résident » à Chambéry vers 1536, juridiction née d’un dédoublement du conseil résident auprès du Comte de Savoie et organisée par un règlement de 1329. Divisé en deux chambres, le Parlement de Chambéry jugeait au civil et au criminel les causes importantes. En 1553, fut créé, à la place du Parlement, le Souverain sénat de Savoie. 
  


VIE LOCALE ET MIGRATIONS

 

          La chancellerie des comtes puis ducs de Savoie est restée longtemps fidèle au latin, langue qui était écrite des deux côtés des Alpes par ceux qui avaient fait des études. Plus tard, lors de l’occupation française, l’usage de notre langue devient obligatoire dans les actes officiels. Le droit romain a pénétré en Savoie par l’Italie et la vallée de Suze. Le droit coutumier était aussi en usage (tout comme la langue italienne).
D’assez nombreuses familles portent le même patronyme en Savoie, et au sein d’une famille, il a souvent existé dans un terroir donné différentes branches, dont la parenté peut être fort éloignée. L’habitat est de type dispersé.
L’émigration est très importante dans toutes les directions, tandis que l’urbanisation et l’industrialisation sont faibles.
En incluant les fonctionnaires, les hommes du culte, les ouvriers journaliers mobiles et les mendiants simplets ou infirmes qui sillonnent la campagne, on obtient le reflet approximatif de ce monde rural d’avant-guerre.
Certes, l’esprit de classe règne, mais il cède et fléchit volontiers pour faire place à l’hospitalité
.

 

VILLES OU ONT VECU NOS ANCETRES

 

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