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Publié par Françoise

 
L’été est là sur mon village   
Le soleil brille sur la moisson
Avec entrain menons l’ouvrage
Tout finira par des chansons.
Refrain :
Chez nous on chante, on danse en toute saison
Et quand on danse, qu’importe les saisons.
  
La fenaison
 
     La montée aux alpages précède le début de la fenaison.
     Dans les prairies artificielles, puis les vergers et les prés naturels, les faneurs s’activent.
     Dans une nature non encore polluée, chaque mouvement provoque un déplacement de sauterelles, tandis que le chant du grillon accompagne le faucheur.
     Celui-ci rencontre parfois de la « blanchette », cet herbage si rebelle et c’est alors qu’il doit faire preuve d’ingéniosité.
     Une faux bien martelée, bien affûtée est déjà une bonne arme et certains ajoutent à l’eau du coffin une tombée de vinaigre.
     Une anecdote prétend qu'un faucheur en culotte de velours, chemise de drap et en sabots est pour la « blanchette » plus dangereux qu’un autre qui porte le pantalon de toile, chemise blanche et souliers fins.
     Le foin séché est engrangé, soit à dos d’homme, soit chargé à « garenne », sur le chariot à échelles.
     Du fait que les uns respectent les lois de l’église, et que les autres les imitent par tradition, nul ne travaille le dimanche, même si l’orage menace. Alors il arrive qu’en saison pluvieuse le prêtre accorde une dérogation collective.
     Sur la dernière charretée de fourrage ou sur le dernier voyage à corde, les faneurs placent en évidence un bouquet de fleurs des champs qu’ils offrent à la maîtresse de maison.
     Celle-ci, pour la circonstance a déjà préparé les « bugnes » et les « tacons », une pâtisserie plutôt locale.
     Déjà on veille au grain et on se prépare à moissonner. 
 
La moisson
Entre la fenaison du bas et celle d'altitude, on moissonne.
Que le grain soit beau ou médiocre, il faudra faire avec... et avec lui, assurer la soudure d’une récolte à l’autre.
Sources : Marthod mon village en 1900, ses coutumes... ses traditions... par Edmond Hémery, 1987

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